Pays : Belgique
Internet : http://www.nidandsancy.com
A mesure que défilent les mois, la carte de la Belgique et de ses variations sur le thème de l’électro voit ses points de repères se multiplier. Ainsi, après l’electro-cheap des Anversois de Vive la fête ou l’electro-pop des Liégeois de Superlux et Soldout, c’est aujourd’hui au tour de ce duo gantois de se faire remarquer grâce à une déferlante de rythmes electro-punk.
A première vue, Nid & Sancy passent pour des nouveaux venus sur une scène flamande qui lentement mais sûrement reprend du poil de la bête après les assauts répétés du voisin wallon. Pourtant, cela fait déjà un petit bout de temps que le duo roule sa bosse sur le continent européen, et notamment au Royaume-Uni où, que ce soit sous le pseudonyme de Galacticamendum ou de Nid & Sancy, il s’est taillé une solide réputation dans le monde du ‘mash up’. Mais il n’est nullement question de cette pratique bâtarde sur cet album, mais d’un mélange détonnant de cold wave, de new wave et de punk.
Moins rock mais tout aussi sulfureuse que The Kills, moins sombre mais tout aussi mécanique que Alec Empire, la musique de Nid & Sancy nous attaque à coup de lignes de basses à la répétitivité exaltante et se pose en catalyseur d’agressivité positive. Porté à bout de bras par quelques titres irrésistibles, cet album atteint la plupart du temps son objectif : vous faire bouger. Et qu’il soit aussi crasseux qu’un vieux punk un lendemain de veille (sur ‘No Fuck All’) ou aussi écrasant que les coups de pieds d’un raver en pleine montée (sur ‘So Where’s Your Acid, Brothers’), le son qui sort des machines ne fait pas dans la dentelle et cherche constamment à tout écraser sur son passage.
Prônant un renoncement aux attitudes figées, l’invitation à l’oubli de soi et la soumission aux omnipotentes machines, la musique du groupe puise son énergie dans ces paroles qui à elles seules résument l’aventure musicale et la philosophie du duo : No disco. No heart. No soul. No sweat. No ideas. Just fucking machines. Vous aurez été prévenus.