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Scène :
Tente MCM
Horaire : Samedi 12 août 2006 de 17:00 à 18:00
Pays : Belgique
Internet : http://www.daan.be
Né en 1969, Daan Stuyven raconte, sur ce ton qui lui est propre, avoir découvert ses premières harmoniques en se …mouchant dès l'age de 5 ans. A l'age de 7 ans, il jouait de la sitare… pendant une journée, en tous cas. Un an plus tard il achetait son premier poste de radio et restait scotché au Hit-Parade. Au début des années 80, mort d'ennui, il emprunte la guitare de sa sœur et apprend à jouer quelques morceaux, seul. Il crée The Latest Dodo, groupe d'ados puis Valet Parking. Il crée sa première composition, Kaarslicht et enregistre avec son voisin Wim Claes un morceau intitulé Someone Like You. En 1986, Daan fonde le groupe Citizen Kane avec lequel rien de concret ne sera distribué, même si ils enregistrent 3 morceaux qu'ils font parvenir au Humo's rock rally, dont ils sont allés jusqu'en finale. L'arrivée de Herman Gillis au sein du groupe transforme Citizen Kane en Running Cow (chez EMI), dont le titre Gasoline On Fire fut régulièrement programmé en radio. Running Cow marque la première collaboration de Daan Stuyven avec son ami Herman Gillis à la production et Wouter Van Belle qui rejoindra plus tard le line-up de Dead Man Ray. Ils enregistrent 4 singles, He'll Have To Go, reprise de Jim Reeves, Gasoline On Fire, Blue Caravan et Goodbye Entertainment. Un album complet était sur le point de paraître mais EMI n'a pas apprécié pas que Daan commence à faire de la pop minimaliste. Polygram par contre n'y verra pas d'inconvénient majeur et les signera, Volt était né. Volt était composé de Herman Gillis, Mark De Wijngaert et Daan, auxquels venaient s'ajouter Marc Dirickx (batterie) et Jan Dirickx (basse) lorsque le groupe se produisait sur scène. Volt allait sortir un album (Modern Times, produit par Wouter Van Belle) et trois singles. L'album n'a pas connu un franc succès et seulement deux des singles (Niki Lauda's Girl et Sample Me) bénéficieront de quelques passages radio. Daan expliquera plus tard ce manque de succès par le fait d'avoir fait de la musique nostalgique des années 80 trop tôt, au début des années 90, alors que ce son connaitra une petite dizaine d'année plus tard une renaissance étonnante avec des groupes comme Air. La désillusion est de taille, Daan décide de stopper la musique et entamme une carrière de designer publicitaire.
En 1996, après avoir pris ses distances par rapport à la musique pendant quelques années et surtout après une overdose de travail dans le milieu de la pub, Daan forme Supermarx avec son compère Wouter Van Belle. Ils sortiront deux singles en 96 et 98. Lors des licenciements massifs de Renault Vilvoorde, ils décident de sortir le single Geen Franse Wagens Meer, qui avait été composé peu avant ces événements. Non par conviction politique mais par pur oportunisme d'après Daan. Cette sortie fait un tollé et Supermarx aura même l'occasion de jouer ce morceau lors de l'émission Tien Om Te Zien, sur une chaîne de télévision flamande. Deux semaines après, le morceau était censuré et interdit de diffusion. Le second single de Supermarx, De Koning Van Vlaanderen sort en 98 mais tombe complètement dans l'oubli. C'est à cette époque que Daan rencontre Rudy Trouvé, lors d'un mariage bien arrosé. Dead Man Ray allait naître, Herman Houbrechts et Elko Blijweert rejoignent le duo et le groupe sort son premier single, son premier album, Berchem et fonde son propre label, Heavenhotel, en 1998. Tout s'enchaîne, bonne presse, passages radio, reconnaissance jusqu'en Wallonie, festivals, sessions live, un excellent troisième single intitulé Chemical, la machine Dead Man Ray est en marche. La même année, ils remplacent Ben Harper à Torhout Werchter, partent en tournée et reprennent sur scène la bande originale de At The Drop Of The Head, film Belge de Bobbejaan Schoepen. Débordant d'énergie, Daan décide de récupérer ses morceaux non terminés de la période 93-98. Les différentes pistes et essais sont remis sur le plan de travail une dernière fois. Daan joue de la batterie par dessus, passe le tout dans le mythique Filterbank de Herman Gillis et écrit quelques lignes de texte. Le résultat, des morceaux absolument hétérogènes, bruts mais intrigants est mixé par Karl Broekaert et le CD complet sort en 1999 sous le nom de Profools. Daan réalise ainsi son premier album solo. Sur scène, Daan est rejoint par Guy Van Neuten et Dago Sondervan. Après un été riche en concerts et qui laisse imaginer quelle sera l'orientation de la musique de Daan dans les années à venir, ce dernier fête la naissance de son fils, George. Il aidera également Novastar à enregistrer son premier album et plus particulièrement le premier single, Wrong. En 2000, Dead Man Ray revient sous les feux de la rampe. Un contrat avec Virgin suivi d'un deuxième album, Trap. L'Allemagne et la France découvrent le groupe. Pendant ce temps, Daan s'amuse, il expérimente un nouveau domaine, la vidéo. Son compagnon de laboratoire, le génial Herman Gillis, crée le vidéo-synthétiseur, un appareil étrange qui fait correspondre à chaque nuance captée sur un écran un son différent. Ce qui donne des résultats assez surprenants. Ils produisent ainsi Elektroménager, qui sera d'ailleurs présenté lors d'un festival vidéo à Dallas avant même que la musique de Daan n'ait atteint le continent Américain. Fin 2000, Daan est approché par Alex Stockman, réalisateur Belge, qui désire le voir écrire un morceau pour son nouveau film, Verboden Te Zuchten. Daan devait écrire un morceau, il écrira et enregistrera finalement la bande originale complète. 2001 voit l'arrivée de Filip Vanes comme manager. Ce qui est probablement une bonne chose pour Daan qui, selon Filip est un assez piètre gestionnaire. Tom Van Draanen, quant à lui, prend en charge l'aspect booking. Dead Man Ray décide de sortir un recueil des sessions de Trap sous le nom de Marginal E.P. Daan, lui, est à nouveau sollicité pour habiller un film de sa musique. C'est cette fois Philippe Blasband qui lui demande d'écrire la musique de son nouveau film, Un Honnète Commerçant.
Daan prépare son deuxième album solo, Bridge Burner. Les chansons de ce second album ont été composées au clavier, contrairement à celles de Profools, qui l'avaient été majoritairement à la guitare. L'ambiance générale est donc plus électronique et plus dance. Daan apparaît plus optimiste, dans une recherche d'airs de pop pure, qui rejoint un peu ce qu'il faisait au début des années 90, c'est-à-dire des beats dansants surmontés de sa voix grave pour les dancefloors. En effet, les moyens utilisés sont plus directs, simplifiés pour mieux séduire, l'écriture restant quelque peu au second plan, Daan reconnaît d'ailleurs laisser une certaine ambiguïté au niveau des paroles, permettant de cette manière différentes interprétations pour le même morceau. Bridge Burner renferme quelques perles. Le ton est donné avec le premier single, Bridge Burner, mais le gros carton de cet album reste sans aucun doute l'énorme Swedish Designer Drugs, deuxième single de l'album et diffusé maintes et maintes fois en radio. Daan se fait plaisir, cet album reste un divertissement parallèlement aux projets de Dead Man Ray, qui deviennent beaucoup plus sérieux au fil du temps. Daan a de nouveau une expérience pour le cinéma, Dorothée Vandenberghe lui demande d'écrire la musique de son film, Meisje. Daan écrit notamment Jamais Neutral, superbe morceau qui a les allures d'un morceau de Gainsbourg. Il rend son travail à la dernière minute à une Dorothée Vandenberghe à la limite de la crise de nerfs. Daan apparaîtra dans le film, il y jouera quelques secondes le rôle d'un mendiant jouant sa chanson, guitare à la main, dans les couloirs de la gare de Bruxelles Central. Pour promouvoir Bridge Burner, Daan innove encore une fois. Il part pour une petite tournée de quelques dates qui a ceci d'original qu'il se produira trois soirs dans chaque ville. Trois soirs, trois concerts : A comme acoustic, B comme band et C comme cinéma. Pour les concerts A, Daan jouera exclusivement des versions acoustiques, pour les B, il sera accompagné d'un groupe et jouera les morceaux dans leur configuration album, les concerts C, comme Cinéma, seront consacrés aux morceaux qu'il a écrit pour les différents films.Dead Man Ray est sur le point de sortir un troisième album studio. Le succès des deux premiers est tel que le groupe peut cette fois envisager de travailler dans des conditions optimales. Le groupe cherche un producteur, son choix se portera rapidement et assez naturellement vers Steve Albini (Nirvana, Breeders, Pixies, PJ Harvey…). Dead Man Ray part pour Chicago pour enregistrer son opus. Sous la houlette de Steve Albini, le groupe enregistre 10 titres dans les conditions du live, sans tricher. L'émotion du chant de Daan a été captée en une prise à chaque fois. Les guitares se rencontrent, se poursuivent, se répondent. La fluidité de la rythmique doit beaucoup à la liberté du jazz, une influence pleinement assumée. Le poète beat Ken Nordine, invité par le groupe, improvise une récitation spontanée sur un morceau (" Blue Volkswagen 10:10 am "). Et l'ingénieur du son très prisé, partisan d'une certain authenticité, capture le tout sur bande analogique. L'album, Cago sort en octobre 2002, flanqué de deux singles approchant la perfection, Landslide et A Single Thing. Daan aimerait sortir un CD " spoken voice ", sans musique, fait uniquement de sa voix. Un CD entier remplit de compliments. De l' " Audio Prozac " comme le dit Daan. Cependant, il met ce projet au frigo pour un moment et se concentre sur un troisième album. Au printemps 2003, les radios Belges commencent à diffuser Victory, premier single de l'album du même nom. Le single annonce un album du même nom et laisse présager d'un son tout aussi électronique et dance que Bridge Burner. L'album Victory sort en avril 2004. Les 10 morceaux de l'album sont quasiment tous des singles potentiels, Daan réalise un album très abouti. Housewife, le deuxième single de l'album sort en mai. Instrumental rythmé et efficace, ce morceau sert aussi d'introduction lors des concerts de la tournée entammée en avril 2004, avec la participation de Isolde Lasoen (batterie), Jeroen Swinnen (synthétiseurs), Steven Janssens (guitare) et Otti Van Der Werf (basse).
La classe à l'état pur...
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